Editorial de septembre 2015 et 4M7 de mai 2015

1. Editorial de septembre 2015

L’assemblée générale de la Ligue francophone et wallonne de la région de Bruxelles (LFWRB) de juin dernier a été un réel succès. Le conseil d’administration s’est étoffé de nouveaux membres, les comptes – très bien tenus par notre trésorière Françoise Hector – ont été approuvés à l’unanimité des membres présents et représentés. Il en a été de même pour le rapport d’activités et le budget du nouvel exercice. En bref, l’ensemble des dispositions à prendre ont fait l’objet d’un consensus.

Les échanges de vues qui ont suivi la partie légale et statutaire de la réunion ont porté essentiellement non pas sur l’actualité immédiate mais sur des situations qui perdurent sans pour autant être dénoncées par les Francophones. Sans être exhaustifs, citons à titre d’exemples les accords entre l’UCL et la KUL au détriment de Charleroi, les déséquilibres linguistiques à l’armée et dans les greffes et tribunaux, l’enseignement par immersion et la présence de l’anglais dans divers services régionaux bruxellois, et en particulier à la STIB. Le président de Wallonie Libre, nous ayant honoré de sa présence, a exposé ses ambitions pour ce mouvement qui souhaite une ligne de conduite pour les Wallons. Notre Ligue entend bien lui apporter sa pleine collaboration.

La défense des Wallons et de l’ensemble des Francophones reste plus que jamais d’actualité. En effet, ce n’est pas parce que le mouvement flamand se fait discret par les temps qui courent qu’il n’agit pas de façon sournoise. La période actuelle n’est rien d’autre que le calme avant la tempête. Personne ne peut plus ignorer que ledit mouvement n’arrêtera ses manoeuvres qu’une fois obtenue l’indépendance de la Flandre, avec Bruxelles comme capitale ! Pour le tenir en échec, la solidarité entre nos deux Régions est plus que jamais nécessaire.

Dans divers milieux, la septième réforme de l’Etat est de plus en plus évoquée. Il importera de veiller à ce que, à l’occasion de celle-ci, des matières aussi importantes que la culture et l’enseignement ne soient pas scindées et transférées aux Régions. Il n’en résulterait qu’un éloignement de celles-ci, accompagné d’une tragique rupture de solidarité. La Ligue ne manquera pas de dénoncer avec la virulence qui s’impose toutes velléités à cet égard. Nos deux Régions ont besoin l’une de l’autre comme les humains de pain et d’eau !

Rappelons aussi que toute régionalisation des matières précitées nécessiterait l’accord du monde politique flamand, lequel ne manquerait pas d’exiger des contreparties car en politique, tout se paie. La conséquence la plus prévisible d’une telle décision serait la généralisation forcée de l’enseignement bilingue à Bruxelles en vue d’une flamandisation progressive des jeunes générations. Si l’on se réfère au message repris dans l’excellent article de notre ami Jean-François Goosse « Francophonie et latinité » que vous trouverez dans ce numéro, leur avenir est ailleurs.

Comme cela a été souligné lors de l’assemblée générale du mois de juin, nous vous rappelons que les colonnes de 4 Millions 7 vous sont ouvertes et que ce journal est un lieu de débats et d’échanges d’idées. Si le conseil d’administration s’est récemment renforcé, celui-ci reste bien entendu ouvert à toutes les bonnes volontés désireuses de le rejoindre. Elles seront toujours les bienvenues !

Jean-Luc ROBERT

 

2. 4M7 de mai 2015

 

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